Nadejda, c’est un power trio atypique qui libère sur scène toute la mesure de son rock inflammable. L’économie d’énergie y est proscrite: c’est dans ces salles sombres devenues irrespirables que le micro se fait harceler de textes envoyés frontalement comme des pavés dans la vitrine ou pudiquement voilés derrière des ellipses et des paraboles. Là que le sax invoque le vaudou et attise le brasier allumé par l’acier incandescent des solo de guitare. Là que la batterie puissante explose et fait danser la foule.
Car tenter de baisser le volume et réduire le bouillonnement de Nadejda serait comme tenter d’inverser le sens du courant électrique. Comme renier l’esprit même du rock. Comme éloigner la flamme de la mèche qui allait allumer le cocktail molotov
A la croisée des cultures Punk et Hardcore, crossover jusqu’à la moelle, Perdu! brouille les pistes, absorbe la stupidité ambiante et la recrache dans ses chansons scandées et crachées à la gueule du monde.
